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Mononoke, le film : Chapitre III arrive sur Netflix, et la trilogie méritait mieux qu’un écran de salon

Le dernier volet de la trilogie tirée de la série Mononoke de 2007 est disponible depuis ce mardi 29 septembre sur Netflix, dans le monde entier. Sorti au Japon en salle en mai, il arrive en France directement sur la plateforme, et pour l’instant en version originale sous-titrée.

Par Elthiria · · 2 min de lecture

Illustration : Mononoke: Hebigami (2026)

Netflix a mis en ligne ce mardi 29 septembre Mononoke, le film : Chapitre III, La Malédiction du serpent, dernier volet de la trilogie commencée en 2024. Le film, d’une durée de 87 minutes, était sorti dans les salles japonaises le 29 mai. Il est proposé partout où la plateforme est présente, France comprise, où la presse spécialisée l’annonce en version originale sous-titrée : aucune version française n’a été annoncée à ce jour. Les deux premiers films, Un fantôme sous la pluie et Les Cendres de la rage, sont déjà au catalogue.

La trilogie prolonge Mononoke, la série de Toei Animation diffusée en 2007, elle-même née d’un arc de l’anthologie Ayakashi un an plus tôt. Kenji Nakamura, qui avait réalisé la série, dirige l’ensemble du projet, avec Tomoaki Koshida à la réalisation de ce troisième volet, Yasumi Atarashi au scénario et Taku Iwasaki à la musique. Les studios EOTA et Kafka en assurent l’animation. On y retrouve le mystérieux apothicaire qui chasse les esprits, désormais doublé par Hiroshi Kamiya, dans le gynécée du palais du shogun, l’Ôoku : chaque film s’attache à une femme de rang plus élevé, et celui-ci à la première d’entre elles, l’épouse officielle.

Mononoke n’a jamais été une série comme les autres. Sa force tient à son image : des aplats colorés, des textures de papier japonais, un cadre qui emprunte aux estampes et au théâtre. Les deux premiers films ont gardé cette signature et l’ont poussée plus loin, au point d’en faire l’une des propositions visuelles les plus singulières de l’animation japonaise récente. Richard Eisenbeis, critique d’Anime News Network, voit dans ce dernier volet un très bel aboutissement de la trilogie, aussi fort par l’image que par la musique.

C’est pour cette raison que la voie choisie pour la France laisse un regret. Une œuvre pensée pour le grand écran, dont chaque plan fourmille de détails, arrive chez nous sur un téléviseur ou un téléphone, sans passage en salle et sans doublage. Netflix a le mérite de proposer le film le même jour dans le monde entier, là où il aurait pu ne jamais sortir du Japon. Mais une plateforme qui finance et diffuse une trilogie aussi exigeante devrait lui offrir aussi une version française et, pourquoi pas, quelques séances. Nous conseillons de la regarder quand même, sur le plus grand écran possible et d’une traite, les trois films à la suite : c’est ainsi qu’ils racontent le mieux leur histoire.

Sources : Netflix, annonce du film, Anime News Network, sortie mondiale sur Netflix, AnimOtaku, sortie française en VOSTFR, Netflix News, la trilogie s'achève le 29 septembre.

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