Gintama : les premiers épisodes arrivent sur ADN, vingt ans après leur diffusion au Japon
Depuis le 1er octobre, ADN propose en version originale sous-titrée les vingt premiers épisodes de la série de Sunrise, jamais sortis légalement en France. Les 265 premiers épisodes arriveront par vagues mensuelles, sans version française.
Par Elthiria · · 2 min de lecture
ADN a mis en ligne le 1er octobre les vingt premiers épisodes de Gintama, la comédie de Sunrise lancée en avril 2006 à la télévision japonaise. C’est la première fois que ce début de série est proposé légalement en France, et la plateforme a fait faire pour l’occasion une traduction française inédite. Les deux premières saisons, soit les épisodes 1 à 265, seront ajoutées progressivement, avec de nouveaux épisodes chaque mois. Elles rejoignent les saisons 3 et 4 (épisodes 266 à 367), en ligne depuis septembre. Tout est en version originale sous-titrée, aucune version française n’est annoncée.
L’absence durait depuis vingt ans, et elle avait de quoi surprendre. Le manga d’Hideaki Sorachi, publié en France par Kana en 77 volumes, a ses lecteurs fidèles, et les dernières parties de l’adaptation, comme Gintama° en 2015, avaient bien été proposées ici. Mais personne ne s’était risqué au début, sans doute parce qu’il cumule les obstacles. La longueur intimide d’abord. L’humour repose ensuite sur des jeux de mots, des parodies d’autres séries de Shōnen Jump et des clins d’œil à la télévision japonaise, que les sous-titres doivent faire passer sans les tuer. Ceux qui voulaient découvrir l’histoire de Gintoki dans l’ordre n’avaient que des copies pirates.
Ces premiers épisodes, réalisés par Shinji Takamatsu, ne sont pas les meilleurs de la série. Elle se cherche, enchaîne les histoires d’un épisode et ne trouve son équilibre si particulier, entre farce absurde et vrais drames de samouraïs, qu’avec ses premiers grands arcs. C’est justement pour cela qu’ils comptaient : ils installent les personnages et le quartier de Kabukichō, et les arcs les plus émouvants des saisons suivantes reposent sur cette familiarité accumulée.
Nous saluons le choix d’ADN, qui assume un catalogue de fond là où la plupart des plateformes ne pensent qu’à la saison en cours. Le rythme mensuel déplaira aux impatients : si chaque vague compte une vingtaine d’épisodes, il faudra plus d’un an pour atteindre l’épisode 265. Il nous paraît pourtant le bon. Traduire Gintama demande de comprendre chaque référence avant de la rendre en français, et une traduction bâclée trahirait justement ce qui fait la valeur de la série. Mieux vaut l’attendre bien faite que la recevoir d’un bloc et à moitié comprise.