Violet Evergarden
Au lendemain d'une longue guerre qui a ravagé le continent de Telesis, Violet Evergarden sort de l'hôpital avec deux bras mécaniques et aucune idée de ce qu'elle doit devenir. Enfant-soldat élevée pour tuer, elle n'a connu que les ordres et la loyauté envers le major Gilbert Bougainvillea, dont l'absence la hante. Recueillie par Claudia Hodgins, elle entre à la Compagnie postale C.H. et découvre le métier de « poupée de souvenirs automatiques » : des écrivaines publiques qui mettent en mots les sentiments que leurs clients ne savent pas exprimer. Chaque commande la conduit auprès d'un inconnu, d'une princesse contrainte à un mariage politique à un dramaturge brisé par le deuil, et l'oblige peu à peu à nommer ses propres émotions. Un récit largement épisodique, porté par la reconstruction intime d'une héroïne d'abord incapable de comprendre le mot « amour ».
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Ancienne enfant-soldat devenue « poupée de souvenirs automatique », Violet écrit les lettres que d'autres ne savent pas formuler, et tente au passage de comprendre les derniers mots qu'on lui a adressés. Kyoto Animation signe là un sommet technique : lumière, textures, calligraphie des gestes, tout concourt à une beauté presque intimidante, servie par la musique d'Evan Call. La structure épisodique, faite de rencontres et de deuils, produit quelques épisodes bouleversants, dont un au moins fait figure de classique. Le revers est réel : le mélodrame appuie parfois trop fort, la musique souligne ce qui se passait de commentaire, et l'arrière-plan militaire reste survolé. À réserver aux spectateurs que l'émotion frontale ne rebute pas.