Orange
Au premier jour de sa deuxième année de lycée, Naho Takamiya découvre dans sa chambre une lettre qui prétend venir d'elle-même, dix ans plus tard. L'expéditrice y décrit avec une précision troublante le déroulement de la journée et supplie son cadet de ne pas répéter les erreurs qu'elle regrette, à commencer par celles qui concernent Kakeru Naruse, le garçon récemment arrivé de Tokyo qui rejoint sa classe ce matin-là. D'abord incrédule, Naho constate que les prédictions se réalisent et tente d'infléchir le cours des choses, épaulée sans le savoir par sa bande d'amis : le sportif Suwa, l'exubérante Azusa, la posée Takako et le placide Hiroto. Situé à Matsumoto, au pied des Alpes japonaises, ce récit d'adolescence mêle la douceur des premiers sentiments à la gravité du deuil et de la culpabilité, en interrogeant le poids des mots que l'on n'a pas su prononcer.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Adapté du manga d'Ichigo Takano, *Orange* part d'un postulat simple : au premier jour du trimestre, Naho reçoit une lettre écrite par elle-même dix ans plus tard, qui lui demande de veiller sur le nouvel élève, Kakeru. La série vaut surtout par son traitement sérieux de la culpabilité et des signaux de détresse qu'on ne sait pas lire à seize ans, sans misérabilisme ni leçon de morale, porté par un groupe d'amis crédible et attachant. En revanche, l'animation de Telecom est franchement irrégulière, les visages se déforment, et l'hésitation chronique de l'héroïne finit par agacer tant le récit la fait piétiner. À réserver à qui accepte un mélodrame lent et sincère.