Saga of Tanya the Evil
Salarié japonais froid et calculateur, un homme convaincu que seule la logique gouverne le monde est précipité dans la mort par un employé qu'il avait licencié. Une entité qui se présente comme Dieu, et qu'il surnomme avec mépris « Être X », décide alors de le réincarner dans un univers hostile afin de le contraindre à la foi. Le voici devenu Tanya Degurechaff, fillette orpheline dotée d'aptitudes magiques exceptionnelles, dans un Empire inspiré de l'Europe du début du XXe siècle, au bord d'un conflit généralisé. Persuadée que l'armée offre la voie la plus sûre vers une carrière confortable à l'arrière, elle s'engage et gravit les échelons, mais son talent la ramène sans cesse en première ligne. Entre batailles aériennes de mages, calculs stratégiques et ironie mordante, la série suit une héroïne impitoyable dont l'apparence enfantine masque un esprit glacial.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Voilà un isekai qui ne ressemble à aucun autre : un salaryman japonais rationnel jusqu'à la cruauté renaît dans le corps d'une fillette blonde, enrôlée comme mage de combat dans un empire décalqué de l'Allemagne wilhelmienne. Le contraste entre cette apparence angélique et un cynisme d'actuaire fait tout le sel de la série, portée par une Aoi Yūki impériale et par des scènes de bataille aérienne d'une lisibilité remarquable. On apprécie surtout le sérieux de la reconstitution militaire, doctrines, logistique et propagande comprises, rare dans le genre. Reste que le premier studio NUT abuse d'une 3D approximative, que le ton uniformément sarcastique lasse parfois, et que la fascination esthétique pour l'imagerie impériale mettra certains mal à l'aise.