Noragami Aragoto
Yato est un dieu mineur sans sanctuaire, vêtu d'un survêtement, qui accepte n'importe quel travail pour cinq yens dans l'espoir de se constituer un jour un temple et des fidèles. Il partage son quotidien avec Hiyori Iki, une lycéenne dont l'âme se détache facilement du corps depuis un accident, et avec Yukine, un adolescent défunt devenu son arme sacrée. Cette seconde saison élargit le panthéon en plaçant au centre Bishamonten, déesse guerrière entourée d'une nombreuse famille d'esprits régalés, qui voue à Yato une haine tenace née d'un drame ancien. Tandis que les manigances de Nora et du père de Yato se précisent, la série alterne combats contre les créatures issues des angoisses humaines, humour quotidien et réflexion sur la mémoire, la culpabilité et les liens choisis, dans un Tokyo où le divin affleure sous le trottoir.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Cette seconde saison corrige à peu près tout ce qui pouvait retenir la première : là où Noragami alternait gags et pathos avec une certaine désinvolture, Aragoto assume une ligne dramatique tendue, portée par le conflit entre Yato et Bishamon, dont le clan devient enfin un vrai sujet plutôt qu'un décor mythologique. Bones y déploie une animation nerveuse, des combats lisibles et un sens du cadre urbain qui donne aux divinités japonaises une présence concrète, presque triviale. Le personnage de Hiyori reste toutefois cantonné à un rôle de témoin inquiet, et l'humour tombe parfois à contretemps d'un récit devenu sombre. Recommandé aux amateurs de shonen surnaturel qui préfèrent la densité émotionnelle à l'inflation de puissance.