Plastic Memories
Dans un futur proche, la société SAI Corporation commercialise les Giftia, des androïdes dotés d'une intelligence artificielle si aboutie qu'ils éprouvent des émotions et tissent de véritables liens avec les familles qui les accueillent. Leur durée de vie est cependant limitée à environ quatre-vingt-un mille heures : passé ce délai, leur personnalité se dégrade irrémédiablement. Tsukasa Mizugaki, jeune homme qui a échoué à son examen d'entrée à l'université, obtient grâce à son père un poste au service Terminal, chargé de récupérer les Giftia arrivés en fin de cycle. On lui assigne pour équipière Isla, une androïde menue et réservée, réputée pour son talent passé mais reléguée aux tâches administratives. Ensemble, ils frappent aux portes de propriétaires qui refusent souvent de se séparer de leur compagnon. La série mêle chronique professionnelle, humour de bureau et méditation douce-amère sur l'attachement et le temps compté.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Plastic Memories part d'une idée forte et cruelle : des androïdes dotés d'une durée de vie strictement limitée, et un service chargé de venir les récupérer avant l'échéance. Le postulat suffit à installer une mélancolie constante, que Doga Kobo habille de couleurs douces et d'une animation propre, sans ostentation. La série fonctionne surtout par accumulation de petits adieux, et le duo formé par Tsukasa et Isla, tout en réserve maladroite, gagne réellement en épaisseur. Restent des défauts nets : des ressorts comiques de bureau franchement dispensables, un rythme qui s'étire au milieu et une science-fiction jamais approfondie. À réserver à ceux qui acceptent une romance douce-amère assumant pleinement son programme émotionnel.