Tokyo Ghoul √A
Tokyo est une ville double : sous la vie ordinaire de ses habitants rôdent les goules, créatures d'apparence humaine qui se nourrissent de chair et que traque le CCG, la commission chargée de leur extermination. Ken Kaneki, autrefois étudiant discret devenu hybride malgré lui après une greffe d'organes, sort transformé de la torture qu'il a subie. Renonçant à la protection du café Anteiku et de ses amis, notamment Touka, il choisit de rejoindre l'organisation radicale Aogiri, dirigée par l'énigmatique Roi Borgne, pour se rendre plus fort et comprendre sa propre nature. Pendant ce temps, les enquêteurs Amon et Mado poursuivent leur guerre, et les tensions entre factions annoncent un affrontement majeur. La série creuse la question de l'appartenance, le poids des sacrifices consentis et la frontière incertaine entre monstre et victime.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Deuxième saison au statut singulier : Pierrot y délaisse le manga pour une trame alternative créditée à Sui Ishida, et fait basculer Kaneki du côté de l'Aogiri dès l'ouverture. La forme tient, avec une réalisation de Shuhei Morita qui soigne ses silences, une partition funèbre de Yutaka Yamada et un générique de fin d'amazarashi qui porte la mélancolie de l'ensemble. L'écriture décroche : les ellipses se multiplient, les seconds rôles voient leurs trajectoires amputées, des motivations essentielles restent hors champ. Deux lectures restent légitimes, selon qu'on attende une adaptation fidèle, et la déception est alors entière, ou une variation crépusculaire sur les mêmes personnages, et elle a sa beauté propre. À réserver au second public.