Monthly Girls' Nozaki-kun
Chiyo Sakura, lycéenne enjouée, se décide enfin à avouer ses sentiments à Umetarō Nozaki, son camarade de classe au visage impassible. Malentendu total : le garçon comprend qu'elle admire son travail et lui propose de devenir son assistante. Chiyo découvre alors que ce grand taciturne mène une double vie de mangaka à succès, auteur d'un shôjo romantique publié dans un magazine mensuel, alors qu'il ne comprend rien aux émois amoureux qu'il met en scène. Entre les séances d'encrage et les recherches de documentation, Nozaki puise son inspiration chez ses connaissances : Mikoto Mikoshiba, séducteur autoproclamé rongé par la timidité, Yū Kashima, star du club de théâtre que les filles surnomment leur prince, ou encore le sévère Hirotaka Wakamatsu. Une comédie de mœurs à l'humour pince-sans-rire, qui s'amuse des codes du romantisme adolescent tout en laissant Chiyo espérer.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Peu de comédies romantiques assument aussi joyeusement de saboter leur propre romance : en confessant ses sentiments à Nozaki, la pétillante Chiyo se retrouve enrôlée comme assistante du garçon, mangaka de shôjo à ses heures, et le quiproquo devient un moteur inépuisable. La réussite tient au rythme, affûté par Doga Kobo, et surtout à l'écriture d'un ensemble où chaque personnage détourne un archétype du genre, du prince de théâtre aux allures masculines au beau gosse inexpressif. La satire des codes éditoriaux du shôjo fait mouche sans jamais mépriser ce qu'elle moque. Reste une structure en sketches, sans progression sentimentale réelle, qui frustrera ceux qui espéraient une vraie romance.