Parasyte -the maxim-
Des spores venues d'on ne sait où se répandent sur Terre et libèrent de minuscules créatures qui s'introduisent dans le cerveau des humains pour en prendre le contrôle, transformant leur visage en une masse de chairs et de lames capable de se remodeler à volonté. Shinichi Izumi, lycéen ordinaire et plutôt timide, échappe de peu à ce sort : le parasite qui l'a choisi n'atteint que sa main droite et doit cohabiter avec lui. Baptisée Migi, cette intelligence froide, curieuse et dénuée de morale devient à la fois son partenaire de survie et son interlocuteur permanent, tandis que la ville s'emplit de disparitions inexpliquées et de prédateurs à visage humain. Entre les proches qu'il veut protéger, comme son amie Satomi, et sa propre humanité qui se transforme, Shinichi affronte une série de questions vertigineuses sur ce qui distingue vraiment l'homme de la bête.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Adapter le manga culte de Hitoshi Iwaaki en le transposant à l'époque du smartphone était un pari risqué, et Madhouse le remporte largement. Le récit d'un lycéen ordinaire dont la main droite est colonisée par une créature curieuse et amorale fonctionne d'abord comme un body horror inventif, avant de devenir une réflexion tenace sur ce qui définit l'humain, la valeur d'une vie et la place de notre espèce parmi les autres. La relation entre Shinichi et Migi, faite d'agacement, de négociation et d'apprentissage mutuel, en constitue le vrai moteur. Restent quelques réserves : un habillage musical électro parfois envahissant, un character design modernisé qui divise, et une violence graphique qui ne conviendra pas à tous les publics.