JoJo's Bizarre Adventure: Stardust Crusaders
En 1988, Jotaro Kujo, lycéen japonais au tempérament rude, se retrouve enfermé volontairement dans une cellule de police, persuadé qu'un esprit maléfique le possède. Son grand-père Joseph Joestar lui apprend qu'il s'agit en réalité d'un Stand, la manifestation combattante de son énergie spirituelle, et que ce pouvoir s'est éveillé chez les descendants de la famille parce que leur ennemi héréditaire, le vampire Dio, a refait surface après un siècle au fond de l'océan. La mère de Jotaro, dépourvue de volonté guerrière, se meurt lentement de ce même don. Pour la sauver, il faut atteindre l'Égypte et éliminer Dio en cinquante jours. Accompagnés de l'Italien Avdol, de l'escrimeur Kakyoin et du bouillant Polnareff, les Joestar traversent l'Asie en affrontant une succession d'assassins aux capacités toujours plus retorses, chaque duel se gagnant par la ruse autant que par la force.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Troisième partie de la saga d'Hirohiko Araki, Stardust Crusaders marque le moment où la série adopte sa formule la plus célèbre : un road trip du Japon jusqu'au Caire, ponctué d'affrontements entre Stands, ces avatars psychiques aux pouvoirs codifiés. David production y déploie une direction artistique tranchée, palettes saturées et poses sculpturales, qui compense un budget d'animation parfois avare. Le vrai plaisir tient à l'écriture des combats, résolus par la ruse et l'exploitation de règles absurdes plutôt que par la force brute. La structure épisodique, en revanche, s'essouffle sur la durée, et Jotaro, héros volontairement impassible, reste moins attachant que ses compagnons. Pour amateurs de bizarrerie assumée.