NANA
Deux jeunes femmes de vingt ans portant le même prénom se rencontrent par hasard dans le train qui les conduit à Tokyo, puis décident de partager un appartement, le fameux 707. Nana Komatsu, surnommée Hachi, est spontanée, sentimentale et prompte à s'attacher : elle rejoint la capitale pour retrouver son petit ami étudiant. Nana Osaki, elle, arrive avec sa guitare, son blouson de cuir et l'ambition de percer avec son groupe, les Black Stones, après avoir laissé derrière elle un amour devenu célèbre dans le milieu du rock. Autour d'elles gravitent musiciens, amis d'enfance et amants encombrants, dans un quotidien fait de petits boulots, de concerts en salles obscures, de cigarettes et de confidences nocturnes. Le récit observe avec une justesse rare les illusions amoureuses, l'amitié fusionnelle et le prix de l'indépendance à l'entrée dans l'âge adulte.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Deux femmes du même prénom partagent un appartement à Tokyo, l'une pour percer avec son groupe, l'autre pour aimer : Madhouse et Morio Asaka en tirent quarante-sept épisodes d'une justesse rare sur l'amitié, l'argent et les renoncements de la vingtaine. La bande originale signée Anna Tsuchiya et Olivia Lufkin ne décore pas la série, elle lui tient lieu de voix. Hachi divise, et les deux lectures se défendent : on peut la trouver exaspérante de dépendance, ou reconnaître que cette dépendance est écrite avec une lucidité que peu de séries s'autorisent. Le revers est net, la série s'arrête sans conclusion, le manga restant en pause depuis 2009, et sa seconde moitié accable autant qu'elle bouleverse. Elle le mérite quand même.