Kill la Kill
Ryûko Matoi parcourt le Japon avec la moitié d'une gigantesque paire de ciseaux, seule piste dont elle dispose pour retrouver l'assassin de son père. Sa quête la mène à l'académie Honnôji, un établissement dirigé d'une main de fer par la glaciale Satsuki Kiryûin, où la hiérarchie sociale repose sur des uniformes dotés de pouvoirs surhumains : plus le rang est élevé, plus le vêtement confère de force, et les familles des élèves méritants voient leur logement s'améliorer en conséquence. Écrasée dès son premier affrontement, Ryûko découvre dans les ruines de sa maison natale un uniforme vivant et bavard, Senketsu, qui se nourrit de son sang et décuple ses capacités au prix d'une tenue pour le moins réduite. Portée par une énergie graphique débridée, une satire féroce des rapports de pouvoir et l'exubérance de personnages comme la solaire Mako Mankanshoku, la série enchaîne les duels démesurés.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Premier grand coup d'éclat du studio TRIGGER, Kill la Kill avance avec une énergie presque brutale : Ryûko Matoi débarque, une demi-paire de ciseaux géants à la main, dans un lycée où l'uniforme confère littéralement le pouvoir et où la hiérarchie sociale se règle à coups de poing. Hiroyuki Imaishi y pousse son style jusqu'à l'excès assumé, avec des couleurs criardes, des cartons typographiques et une animation qui privilégie l'impact au fini. La satire des rapports de classe et du conformisme fonctionne mieux qu'on ne l'attend. Reste le fan service, insistant et souvent lourd, qui rebutera légitimement une partie du public malgré la justification thématique invoquée par la série.