Love, Chunibyo & Other Delusions
Yuuta Togashi entre au lycée avec une idée fixe : effacer toute trace du collégien qu'il était, lorsqu'il se faisait appeler le « Dark Flame Master » et déclamait des incantations en pleine rue. Ce syndrome adolescent, surnommé au Japon le chuunibyou, il croit l'avoir laissé derrière lui, jusqu'à ce que sa voisine du dessus, Rikka Takanashi, fasse irruption dans sa vie. Portant un cache-œil doré et une lentille colorée, persuadée d'abriter un « Œil Impérial Maléfique », la jeune fille le prend pour son complice et l'entraîne dans la fondation d'un club aux contours flous. Autour d'eux gravitent la sérieuse Shinka, la naïve Kumin et l'exubérante Sanae, entre disputes chorégraphiées comme des combats épiques et quotidien scolaire. La série alterne le burlesque des fantasmes assumés et une tendresse plus grave, car les délires de Rikka masquent une blessure intime.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Kyoto Animation prend au sérieux ce que tout le monde raille, le délire héroïque de l'adolescence, et c'est de cet écart que naît la réussite : un budget d'animation somptueux au service de combats entièrement imaginaires, chorégraphiés comme du grand spectacle, avant que le plan ne recule sur deux lycéens gesticulant devant un immeuble. Le rire vient de la tendresse, jamais du mépris, et la mise en scène de Tatsuya Ishihara trouve une justesse rare sur la honte de soi. Le revers est net : le dernier tiers laisse tomber la comédie pour un drame intime aux ressorts convenus, et les personnages secondaires restent une réserve de gags sans épaisseur. À voir par qui accepte ce virage de ton.