Fate/Zero
Dans la ville japonaise de Fuyuki, sept mages sont désignés pour s'affronter au cours de la quatrième Guerre du Saint Graal, un rituel sanglant dont le vainqueur voit son vœu exaucé. Chaque participant invoque un Servant, l'esprit héroïque d'une figure légendaire ou historique, et les combats nocturnes se déroulent à l'insu des habitants. Kiritsugu Emiya, tueur de mages réputé pour son pragmatisme glacial, combat aux côtés de Saber et de son épouse Irisviel, avec l'espoir de mettre fin à toutes les guerres. Face à lui se dressent notamment Kirei Kotomine, prêtre exécuteur en quête d'un sens à sa propre existence, l'orgueilleux Tokiomi Tohsaka et l'ambitieux Kayneth. La série se distingue par la maturité de son propos : elle confronte les idéaux chevaleresques, la raison d'État et le cynisme, tout en interrogeant ce que signifie régner et sauver.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Préquelle de Fate/stay night, Fate/Zero impose d'emblée sa singularité : un casting entièrement adulte, sept mages et leurs héros invoqués engagés dans une guerre rituelle où les convictions comptent autant que les sortilèges. Ufotable y déploie une mise en scène somptueuse, des affrontements nocturnes d'une lisibilité rare et une partition de Yuki Kajiura qui pèse de tout son poids tragique. La vraie réussite tient pourtant aux dialogues, notamment ces débats sur la nature de la royauté ou l'idéalisme meurtrier de Kiritsugu, qui donnent au récit une densité morale peu commune. Reste que la série parle beaucoup, avance lentement dans sa première moitié et suppose une certaine tolérance au jargon ésotérique de la franchise.