K-ON!
Au lycée Sakuragaoka, le club de musique légère est menacé de disparition faute d'effectifs suffisants. Trois élèves de première année s'y retrouvent réunies : Ritsu Tainaka, batteuse enthousiaste et meneuse née, Mio Akiyama, bassiste douée mais terriblement timide, et Tsumugi Kotobuki, claviériste issue d'une famille fortunée dont la générosité facilite bien des choses. Il leur manque une quatrième recrue, et c'est Yui Hirasawa qui pousse la porte, persuadée que l'on peut intégrer un groupe de rock sans savoir tenir une guitare. Sous la houlette d'une conseillère pédagogique fantaisiste, les quatre amies s'attellent à leurs répétitions, souvent interrompues par le thé, les gâteaux et les bavardages. La série tire son charme de cette lenteur assumée, de l'attention portée aux petits riens de la vie scolaire et d'une bande-son entraînante qui accompagne les progrès hésitants du quatuor.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Il faut accepter d'emblée le contrat : dans K-ON!, le club de musique légère passe infiniment plus de temps à boire du thé et à manger des gâteaux qu'à répéter, et c'est précisément le sujet. Kyoto Animation y déploie une animation d'une finesse presque insolente, attentive aux gestes minuscules, aux regards et aux silences, avec un sens du rythme comique qui sauve la série de la mièvrerie. Le charme tient à la justesse des quatre lycéennes, Yui en tête, adorable cancre enthousiaste. Ceux qui attendent une chronique sérieuse sur l'apprentissage d'un instrument, ou simplement un enjeu dramatique, resteront sur leur faim : ici, rien ne presse, et c'est délicieux.