Fullmetal Alchemist: Brotherhood
Dans le pays d'Amestris, l'alchimie est une science rigoureuse gouvernée par une loi implacable : l'échange équivalent, qui interdit d'obtenir quoi que ce soit sans offrir une contrepartie de valeur égale. Edward et Alphonse Elric l'ont appris dans la douleur en tentant de ramener leur mère à la vie. Le premier y a laissé un bras et une jambe, remplacés par des prothèses mécaniques nommées automail, le second son corps tout entier, son âme étant désormais fixée à une armure creuse. Devenu le plus jeune alchimiste d'État de l'histoire, Edward met ses talents au service de l'armée pour accéder aux recherches sur la légendaire pierre philosophale, seul espoir de recouvrer leurs corps. Leur quête les conduit à croiser des militaires ambigus comme le colonel Roy Mustang et des créatures homonculus, tout en découvrant les secrets sanglants sur lesquels repose leur nation.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Adapter fidèlement le manga d'Hiromu Arakawa était un pari : Bones l'a tenu avec une rigueur rare, offrant l'un des rares shônen dont la construction ne faiblit pas sur soixante-quatre épisodes. Le récit des frères Elric, mutilés par une transmutation interdite et lancés à la recherche d'un moyen de réparer leurs corps, sert de porte d'entrée à une fresque politique et militaire d'une densité impressionnante, où chaque personnage secondaire finit par compter. L'équilibre entre l'humour parfois appuyé et la gravité des thèmes, du deuil au génocide, peut désarçonner. Le démarrage express suppose aussi une certaine indulgence. Reste une œuvre généreuse, morale sans être moralisatrice, idéale pour découvrir le genre.