The End of Evangelion
Tokyo-3 vit ses dernières heures de répit. Après avoir affronté les Anges, la Nerv se retrouve isolée, désavouée par le comité Seele qui entend précipiter lui-même le Projet de complémentarité de l'humanité. Shinji Ikari, adolescent brisé par les combats et par le silence de son père, ne trouve plus la force de remonter dans l'Eva-01. Asuka Langley Soryu, terrassée par ses propres démons, gît dans un état catatonique, tandis que Misato Katsuragi tente de maintenir debout une organisation condamnée et que Rei Ayanami demeure l'énigme au cœur du dispositif. Le récit reprend là où la série télévisée s'interrompait, et propose une conclusion frontale, mêlant assaut militaire, imagerie religieuse et introspection radicale. Entre horreur organique et vertige métaphysique, le film interroge la solitude, le désir de reconnaissance et le prix à payer pour accepter autrui.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Conçu comme une réponse frontale aux deux derniers épisodes de la série, ce long métrage reprend le récit là où le désastre semble inévitable et l'assume jusqu'au bout, avec une violence graphique et une crudité psychologique que l'animation télévisée ne pouvait pas se permettre. Anno y conjugue une virtuosité formelle rare, notamment lors d'un assaut militaire d'une sécheresse terrifiante, et un règlement de comptes avec son public, dont la charge meta reste déstabilisante. Ce n'est en aucun cas une porte d'entrée : sans la série, tout paraîtra hermétique, et même les initiés peuvent en ressortir éprouvés. Œuvre majeure, hostile et inoubliable.