FLCL
Naota Nandaba, douze ans, mène une existence morne dans la petite ville de Mabase, dominée par l'énorme usine Medical Mechanica en forme de fer à repasser. Il fréquente Mamimi, l'ancienne petite amie de son frère parti jouer au baseball aux États-Unis, et s'efforce de paraître plus adulte qu'il ne l'est. Tout bascule le jour où une jeune femme aux cheveux roses, Haruko Haruhara, le renverse avec sa Vespa et le frappe au front avec une guitare basse Rickenbacker. Une corne pousse alors sur son crâne, d'où surgissent des robots. Haruko s'installe chez lui comme domestique et bouleverse son quotidien. Récit d'adolescence déguisé en comédie survoltée, la série mêle gags absurdes, combats de machines et symbolique du passage à l'âge adulte, portée par un rythme frénétique et une bande-son signée The Pillows.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Six épisodes de vingt-cinq minutes, et Gainax y règle la question de l'adolescence mieux que vingt séries sages. Naota a douze ans, s'ennuie à Mabase, et une inconnue l'écrase en Vespa avant de lui mettre un coup de basse sur le crâne. À partir de là, FLCL avance par sensations plutôt que par intrigue, change de style de dessin au gré des scènes et laisse The Pillows porter ce que les dialogues refusent d'expliciter. Le reproche d'un scénario illisible est fondé, et Tsurumaki l'assume, la compréhension n'étant pas son sujet. Reste que la confusion n'est jamais gratuite, elle épouse celle d'un gamin qui joue l'indifférence. À voir pour la mise en scène, à fuir si l'on tient au récit.