Gachiakuta
Rudo vit dans les bas-fonds d'une cité suspendue au-dessus du vide, un bidonville réservé aux descendants de criminels, méprisés par les habitants aisés de la sphère supérieure. Chiffonnier dans l'âme, il collectionne les objets que les nantis jettent par-dessus bord, convaincu que chaque chose abandonnée conserve une valeur et une mémoire. Élevé par Regto, un homme au grand cœur qui lui a appris la dignité, il mène une existence précaire mais tenace, jusqu'au jour où une accusation de meurtre le précipite dans la Fosse, la décharge monstrueuse où l'on jette les indésirables. En bas l'attendent des créatures nées des déchets, les Bêtes, et les Nettoyeurs, des combattants capables d'éveiller l'âme des objets pour en faire des armes. Récit de vengeance et de survie, la série interroge la valeur de ce que la société rejette, hommes comme choses.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Adapté du manga de Kei Urana, Gachiakuta impose d'emblée une identité visuelle rare dans le shônen d'action contemporain : traits rageurs, textures sales, influence revendiquée du graffiti, le tout porté par une animation que Bones Film nourrit d'une énergie brute, presque salissante. Le récit, qui voit Rudo, jeune habitant des bas-fonds d'une cité flottante, précipité dans la fosse où la ville déverse ses déchets, assume une colère sociale франche, avec des objets chéris devenus armes et une dénonciation du mépris de classe qui ne s'embarrasse pas de nuances. C'est précisément la limite : le héros hurle beaucoup, la mécanique reste très codifiée, et l'outrance peut lasser. Pour amateurs de shônen viscéral et graphiquement audacieux.