Clannad
Tomoya Okazaki traîne son ennui dans un lycée de province, désabusé et brouillé avec un père qu'il ne supporte plus depuis la mort de sa mère. Un matin, au pied de la longue côte qui mène à l'établissement, il croise Nagisa Furukawa, une élève timide restée en arrière après une longue maladie et qui rêve de ressusciter le club de théâtre. Malgré son cynisme affiché, Tomoya accepte de l'aider, entraînant avec lui son ami paresseux Youhei Sunohara et un cercle de camarades aux blessures discrètes : Kyou et Ryou Fujibayashi, la sévère Tomoyo, l'énigmatique Kotomi. Autour d'eux, la petite ville semble parfois murmurer des choses étranges, entre une boulangerie familiale accueillante et des images de lumière et de rêve. Récit choral sur l'amitié, la famille et le passage à l'âge adulte, l'œuvre mêle comédie scolaire et émotion feutrée.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Clannad traîne une réputation encombrante : on le vend pour les larmes qu'il provoque, alors que celles-ci tombent dans After Story, une autre série. Cette première saison est une longue mise en place, et elle l'assume. Kyoto Animation y filme une ville de province avec une tendresse rare, Tatsuya Ishihara accorde aux silences autant de place qu'aux gags, et la structure héritée du roman visuel de Key, qui juxtapose l'arc de chaque camarade croisée par Tomoya, produit autant de vignettes justes que de détours dilués. Les deux lectures se défendent : vingt-trois épisodes de lycée sans véritable enjeu, ou la patience qui rendra la suite dévastatrice. À conseiller à qui accepte de signer pour les deux saisons, à personne d'autre.