Samurai champloo
Dans un Japon de l'époque d'Edo revisité avec une liberté joyeuse, où les rythmes hip-hop se mêlent aux ruelles poussiéreuses et aux maisons de thé, une jeune serveuse nommée Fuu voit son quotidien basculer lorsqu'elle croise deux bretteurs que tout oppose. Mugen est un vagabond au style de combat imprévisible, nourri de mouvements désordonnés et d'une insolence permanente ; Jin, à l'inverse, incarne la rigueur froide d'une école traditionnelle et le silence de ceux qui ont beaucoup perdu. Fuu leur arrache une promesse : l'accompagner dans sa recherche d'un mystérieux samouraï sentant le tournesol, dont elle ignore presque tout. Commence alors une errance à travers les campagnes, les ports et les villes de province, ponctuée de duels, de rencontres improbables et de fâcheries incessantes entre les deux hommes, qui ne renoncent jamais tout à fait à s'entretuer.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Shinichirō Watanabe plaque le hip-hop sur le Japon d'Edo, et le pari tient parce que le geste n'est pas décoratif : le montage épouse le beat, les coupes se font au scratch, et les partitions de Nujabes, Tsutchie et Fat Jon portent autant de sens que les dialogues. L'opposition entre la sauvagerie de Mugen et la rigueur d'école de Jin nourrit des combats parmi les mieux chorégraphiés du genre. Le revers est net : la quête du samouraï qui sent le tournesol n'est qu'un prétexte, et plusieurs des vingt-six épisodes tournent à vide. Le désaccord sur cette forme éclatée reste légitime des deux côtés, selon qu'on attend une progression ou un recueil de nouvelles. L'atmosphère y vaut mieux que l'intrigue.