Tengoku Daimakyo
Quinze ans après une catastrophe qui a réduit le Japon en ruines, des créatures monstrueuses appelées « hommes-hiruko » rôdent parmi les décombres et les rares communautés de survivants. Maru, un adolescent doté d'un étrange pouvoir capable de terrasser ces monstres, traverse l'archipel dévasté en compagnie de Kiruko, une garde du corps aussi débrouillarde qu'énigmatique, qui conduit son scooter avec un fusil en bandoulière. Tous deux recherchent un lieu dont ils ignorent presque tout : « le Paradis ». En parallèle, derrière de hauts murs blancs, des enfants aux capacités extraordinaires grandissent à l'abri du monde extérieur, encadrés par des adultes bienveillants et surveillés par une intelligence artificielle. Tokio, l'un d'eux, commence à s'interroger sur ce qui se trouve au-delà de l'enceinte. Le récit alterne les deux fils, laissant deviner peu à peu ce qui les relie, entre survie, secrets et vertige de la découverte.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Tengoku Daimakyo tient deux récits à égale distance, une errance dans le Japon en ruines et un huis clos derrière des murs blancs, sans que l'un commente l'autre. Production I.G y met une mise en scène tenue, Kensuke Ushio une musique qui installe l'inquiétude au lieu de la souligner, et le duo formé par Maru et Kiruko porte le reste par sa justesse. Le revers est franc : la série sème bien plus de questions qu'elle n'en referme, et son dernier tiers comporte une séquence de violence sexuelle dont la crudité se discute, certains y lisant un thème assumé, d'autres un effet de choc. À conseiller aux amateurs de science-fiction patiente, pas à qui veut une intrigue bouclée.