Call of the Night
Kô Yamori, collégien de quatorze ans, ne trouve plus le sommeil et déserte l'école, incapable de donner un sens aux attentes de ses camarades comme à l'idée d'amour qu'ils célèbrent. Il prend l'habitude d'errer dans les rues de sa banlieue une fois la nuit tombée et découvre une ville toute différente, faite de distributeurs lumineux, de terrains vagues et de silences. C'est là qu'il rencontre Nazuna Nanakusa, jeune fille espiègle et désinvolte qui se révèle être une vampire. Elle lui propose un marché : pour devenir à son tour créature de la nuit, il doit d'abord tomber amoureux d'elle. Commence alors une longue déambulation nocturne où les deux compères testent cette étrange condition, entre plaisanteries, gêne adolescente et conversations sur le désir. La série séduit par ses ambiances urbaines saturées de néons et son ton doux-amer.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Adaptation du manga de Kotoyama, *Call of the Night* transforme l'errance nocturne d'un collégien insomniaque, Kô, en une flânerie urbaine d'une élégance rare : les néons, les distributeurs automatiques et les rues désertes y deviennent un décor sensoriel que LIDENFILMS baigne dans des violets et des bleus électriques, portés par une bande-son pop nocturne parfaitement accordée. Sous la comédie légère et le marivaudage provocateur de la vampire Nazuna, la série pose de vraies questions sur le désir, l'amour qu'on ne ressent pas et le refus de grandir selon les règles. Le rythme contemplatif et le registre volontiers grivois avec un protagoniste mineur en écarteront certains, mais l'œuvre séduit par sa mélancolie douce et son atmosphère envoûtante.