The Eminence in Shadow
Minoru Kagenou n'a jamais rêvé d'être le héros acclamé ni le seigneur du mal : il veut devenir l'homme de l'ombre, celui qui tire les ficelles sans que personne ne soupçonne son existence. Renaissant dans un monde de magie sous le nom de Cid Kagenou, fils cadet d'une famille noble sans éclat, il s'entraîne en secret tout en jouant le rôle de l'élève le plus quelconque de l'académie. Pour s'amuser, il invente de toutes pièces une organisation clandestine, Shadow Garden, et un ennemi imaginaire, le culte de Diabolos. Le problème est que ses recrues, à commencer par l'elfe Alpha et ses compagnes sauvées d'un sort funeste, prennent chacune de ses improvisations très au sérieux, et que la conspiration inventée semble bel et bien exister. La série tire sa saveur de ce décalage constant entre la pose théâtrale et la réalité.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Voilà un isekai qui prend le genre à revers avec une idée simple et redoutablement efficace : son héros ne veut pas être le sauveur du monde, seulement jouer au manipulateur de l'ombre, et improvise un complot fictif dont le comique naît du décalage entre ses délires d'adolescent et ce que son entourage y projette. Le studio Nexus soigne des combats d'une fluidité rare pour ce type de production, et l'humour repose sur un timing très maîtrisé. Reste que le harem d'admiratrices interchangeables et le pouvoir absolu du protagoniste, jamais menacé, finissent par affadir l'enjeu. À réserver à ceux qui goûtent la parodie assumée du chuunibyou.