5 centimètres par seconde
Composé de trois volets liés entre eux, ce long métrage suit Takaki Tōno et Akari Shinohara, deux enfants solitaires qui se lient à l'école primaire autour des livres et des trajets en train. Lorsque la famille d'Akari déménage loin de Tokyo, les deux amis maintiennent le contact par lettres, jusqu'au jour où Takaki entreprend un long voyage ferroviaire dans la neige pour la revoir. Le deuxième segment se déplace vers Tanegashima, où une lycéenne éprise de surf, Kanae Sumida, n'ose pas avouer ses sentiments à Takaki, devenu son camarade de classe. Le dernier volet retrouve les personnages à l'âge adulte, dans le Tokyo des bureaux et des quais bondés. Le récit prend pour motif la lenteur des pétales de cerisier qui tombent, et fait de la distance, du temps qui passe et des messages jamais envoyés sa véritable matière.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Trois courts chapitres, une heure à peine, et une idée qui porte tout le film : la distance use les sentiments plus sûrement que la dispute. Makoto Shinkai filme les gares enneigées, les distributeurs éclairés et les ciels de Tanegashima avec une minutie qui confine à l'obsession, et le piano de Tenmon prolonge chaque silence sans l'alourdir. Le premier segment, un voyage en train ralenti par la neige, est un modèle de tension intime. En revanche, la voix off explique ce que les images disaient déjà, et les personnages restent des silhouettes mélancoliques plus que des êtres complets. Ceux qui attendent une intrigue resteront à quai, ceux qui ont déjà laissé filer quelqu'un y reconnaîtront une vérité douloureuse.