Death Note
Light Yagami, lycéen japonais brillant et promis à un avenir tout tracé, ramasse un jour un carnet noir abandonné dans la cour de son établissement. L'objet appartient à Ryuk, un dieu de la mort désœuvré : quiconque y inscrit le nom d'une personne dont il connaît le visage provoque sa mort. Persuadé que le monde croule sous la criminalité, Light entreprend d'éliminer méthodiquement les coupables afin de bâtir une société purifiée dont il serait le juge suprême. Les décès en série alertent bientôt les polices du globe, qui confient l'enquête à L, détective anonyme aux méthodes déroutantes, seul capable de rivaliser avec lui. S'engage alors un duel d'intelligence où chaque déduction, chaque silence et chaque témoin devient une arme. La série vaut surtout par sa tension mentale constante et par le vertige moral qu'elle installe autour de la notion de justice.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Un lycéen surdoué ramasse un carnet capable de tuer quiconque y voit son nom inscrit : de ce postulat simple, Madhouse tire un duel cérébral d'une tension rare, où chaque échange de regards vaut une fusillade. La réussite tient au montage nerveux, à la partition grandiloquente et à un travail d'ombres qui transforme des conversations en affrontements physiques. La première moitié frôle la perfection dans son jeu de déductions et de bluffs, et la seconde, plus inégale, s'essouffle sans jamais se rendre. Reste une morale rarement subtile et des personnages féminins mal servis, qui trahissent l'époque. À conseiller à qui aime les thrillers d'intelligence pure, moins aux amateurs d'action.