Great Pretender
Makoto Edamura se présente volontiers comme le plus grand escroc du Japon, mais sa réputation ne dépasse guère les petites arnaques de quartier. Sa vie bascule le jour où il tente de dépouiller Laurent Thierry, un Français élégant et insaisissable qui le retourne avec une facilité déconcertante et l'entraîne à Los Angeles. Malgré lui, Edamura rejoint une équipe de virtuoses de la tromperie : Laurent, cerveau souriant aux motivations opaques, Abigail Jones, adolescente taciturne et redoutable, et Cynthia Moore, actrice britannique capable d'endosser n'importe quel rôle. Leurs cibles ne sont jamais innocentes : barons de la drogue, magnats véreux, mafieux et trafiquants d'art, escroqués aux quatre coins du monde, de la Californie à Singapour en passant par Londres et la France. Entre coups montés flamboyants, voyages en couleurs saturées et confrontations linguistiques, la série mêle comédie criminelle et blessures intimes, car chaque membre du groupe traîne un passé qu'il préférerait taire.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Wit Studio réussit ici ce que l'animation japonaise tente rarement, une vraie comédie d'escroquerie, et les trois premières affaires le prouvent : une cible odieuse, un mécanisme d'horlogerie, des décors aux couleurs saturées que les silhouettes de Yoshiyuki Sadamoto habitent avec une élégance folle. Il faut aimer la bande de filous plus que l'énigme rigoureuse, car les montages ne résistent pas toujours à l'examen, et la série assume ce déséquilibre. Le revers est net : la dernière affaire, longue de neuf épisodes, échange cette légèreté contre une blessure familiale qu'elle résout par des facilités peu dignes du reste. Le public reste partagé, et les deux lectures tiennent, selon qu'on espérait un numéro d'acrobate ou un portrait pour de bon.