Overlord III
Piégé dans le corps d'un seigneur mort-vivant depuis la fermeture du jeu en ligne Yggdrasil, Momonga, désormais connu sous le nom d'Ainz Ooal Gown, poursuit son ascension dans ce monde inconnu. À la tête du Grand Tombeau de Nazarick et de ses gardiens dévoués, parmi lesquels Albedo, Demiurge et Cocytus, il consolide son influence en jouant sur deux tableaux : celui du magicien errant Momon, aventurier respecté d'E-Rantel, et celui du souverain démoniaque que redoutent les royaumes humains. Loin de la forteresse, le village de Carne se relève sous la conduite d'Enri, tandis que les tribus d'hommes-lézards du lac voisin apprennent que leur existence dépend désormais du bon vouloir de Nazarick. Entre diplomatie retorse, démonstrations de puissance magique et manœuvres politiques dans le royaume de Re-Estize, cette suite explore le point de vue d'un protagoniste dont la bienveillance affichée masque une froideur toute stratégique.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Cette troisième saison confirme ce qui fait la singularité d'Overlord dans la masse des isekai : le héros n'est pas un sauveur mais un souverain mort-vivant qui administre, manipule et écrase, sans que la série cherche jamais à le racheter. La première moitié, consacrée au village de Carne et aux rapports entre Ainz et ses gardiens, cultive un humour de cour presque domestique, avant un basculement d'une cruauté franchement éprouvante, assumée et parfaitement mise en scène. Madhouse livre une animation correcte plutôt que somptueuse, avec des travaux numériques discutables. À réserver à qui accepte un antihéros sans conscience morale et une narration lente, tissée d'intrigues politiques et de longues délibérations.