GOBLIN SLAYER
Dans un royaume d'heroic fantasy où les aventuriers vendent leurs services à la Guilde, les gobelins sont considérés comme le gibier le plus méprisable, celui qu'on réserve aux débutants. C'est une erreur que découvre brutalement une jeune prêtresse fraîchement diplômée, dont la première expédition tourne au carnage et qui doit son salut à un homme casqué d'acier, connu de tous sous le seul nom de Goblin Slayer. Rescapé d'un village massacré, ce vétéran taciturne de rang argent ne poursuit qu'un but : exterminer les gobelins, méthodiquement, sans gloire ni trophée, à l'aide de pièges, de poison et d'un équipement dépareillé. Autour de lui se rassemblent peu à peu une elfe archère orgueilleuse, un guerrier nain, un homme-lézard et Onion Girl, l'amie d'enfance qui l'attend à la ferme. La série se distingue par sa violence crue et son approche presque tactique du combat, où chaque donjon devient un problème à résoudre froidement.
Bande-annonce
L’avis de la rédaction
Adapté des romans de Kumo Kagyu par White Fox, Goblin Slayer s'ouvre sur une scène de violence sexuelle qui a coupé son public en deux, et les deux lectures se défendent : on peut y voir le prix payé par des aventuriers débutants dans un monde sans filet, ou un effet de choc que la suite ne justifie jamais tout à fait. Passé cette ouverture, la série devient un donjon méthodique où un homme sans nom applique des tactiques de table de jeu de rôle, et c'est là qu'elle est bonne. Le revers est net : la 3D du héros abîme la moitié des combats et l'écriture des personnages féminins reste sommaire. Une fantasy rugueuse, pour un public averti.